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Contremarque

Paris
 
Élément pictural (chiffre, fleur de lys, lettres…) frappé sur une monnaie postérieurement à la frappe de celle-ci, et de taille inférieure à celle de la monnaie. La contremarque peut avoir de nombreuses raisons d’être : modifier officiellement la valeur de la monnaie, attester que celle-ci a été contrôlée, servir de propagande politique, traduire un changement du régime politique de l’autorité émettrice…
 
Une contremarque peut être officielle (par exemple la modification de la valeur, la traduction du changement de régime) ou privée (certaines marques de contrôle, la propagande politique hors changement de régime). De façon non exhaustive, on peut trouver comme contremarques officielles : des monnaies françaises de 12 deniers frappées avant 1640 dont la valeur faciale a été portée à 15 par contremarque royale en 1640, à valeur métallique constante ; des monnaies royales contremarquées officiellement du « RF » de « République française » sous la Révolution ; et comme contremarques privées : des contremarques de banques ou cambistes certifiant l’authenticité de la pièce de monnaie ; des faucilles et marteaux à différentes époques, des croix de Lorraine pendant la Seconde guerre mondiale, les lettres « OAS » pendant la guerre d’Algérie.
 


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