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Etat de conservation

Paris

 

Il existe des usages concernant la façon d’exprimer l’état de conservation d’une monnaie.

Au plan géographique, il faut savoir que ces usages ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre, le clivage se constatant surtout par zones linguistiques. En France et pays francophones, il existe traditionnellement six états de conservation des monnaies, soit dans l’ordre croissant de qualité : B, TB, TTB, SUP, SPL, FDC. En Allemagne, Espagne, Italie, au Royaume-Uni, les états sont différents mais toujours au nombre de 6 à 8. Par contre, aux Etats-Unis, les numismates reconnaissent 70 états de conservation, définis en fonction de l’échelle de Sheldon. Les critères américains ont tendance actuellement à être utilisés de plus en plus fréquemment dans tous les pays, en partie en raison du développement du grading.

Pour ce qui est des critères pris en compte dans la définition d’un état de conservation, il faut savoir qu’en principe, seule est évaluée l’usure de la monnaie, pas la qualité initiale de son flan ni de sa frappe ; sauf, pour ce qui est des critères français, en FDC, état suprême auquel on considère que la perfection doit s’étendre au flan et à la frappe.

Enfin, il faut savoir que malgré l’existence de critères écrits plus ou moins précis, l’évaluation de l’état de conservation de chaque monnaie est à l’appréciation de chacun, professionnel ou particulier, et ceci qu’il possède ou non la monnaie concernée. La définition de l’état, et du prix qui sera demandé en conséquence, relève de l’accord entre les parties, et il serait fou d’acheter une monnaie sans la voir, en se contentant d’une écriture affirmant qu’elle est « TTB » ou « SUP » par exemple. Le grading vient nuancer partiellement cette liberté de définition en confiant celle-ci à un tiers ; il reste que nul n’est tenu de se fier aux évaluations faites par les sociétés de grading.

 


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