si c'est une ampoule il doit y a voir une ouverture vers le haut
L’ampoule, en forme de petit flacon, servait de réceptacle à l’huile, l’eau ou la terre recueillie sur un lieu saint. On pouvait la fermer facilement en pinçant les extrémités de ces objets, faits généralement de plomb ou d’étain. La présence d’anses permettait également de l’attacher au cou ou sur des pièces de vêtements. On pouvait également donner l’eau sacrée contenue dans ces récipients aux malades à des fins curatives. A cette époque, bien sûr, le saturnisme n’était pas encore une maladie identifiée. Ces ampoules étaient déjà connues des pèlerins visitant les sanctuaires orientaux du monde antique.
On peut trouver sur ses ampoules des symboles connus de hauts lieux de pèlerinage, comme la coquille Saint-Jacques, de Compostelle, ou la rosace aux six pétales, du Puy-en-Velay. On retrouve également des symboles religieux plus difficilement attribuables à un site particulier tels les vierges à l’enfant ou le monogramme du Christ, popularisé par les Franciscains dès la fin du XIVe siècle avant d’être repris plus tard par les Jésuites (IHS, abréviation du nom du Christ en grec, mais d’autres interprétations, comme les initiales latines de Iesus Hominum Salvator,étaient également possibles).
La présence d’armoiries, très fréquente sur ces ampoules est plus difficile à interpréter. Pour certains il s’agirait des provinces d’origine des pèlerins. Pour d’autres, il s’agirait de commandes de grands seigneurs à destination du petit personnel et des dons pieux. L’explication la plus plausible est sans doute liée tout simplement à la mode des objets héraldiques qui pullulent en cette fin du Moyen-Âge.