Fils d'un orfèvre de Mantoue, Sperandio doit surtout sa réputation à son activité de médailleur. Le peu que l'on sait de sa vie nous le montre comme un artiste besogneux, chargé d'une famille qu'il qualifiait lui-même d'inutile, contraint, pour survivre, de quémander les bonnes grâces des princes et passant d'ailleurs d'un protecteur à l'autre sans beaucoup de scrupules. On le trouve ainsi successivement au service d'Hercule Ier d'Este, duc de Ferrare, de Francesco Sforza à Milan, de Carlo Manfredi, seigneur de Faenza, puis de son rival, Galeotto Manfredi (1476-1477), de Jean II Bentivoglio, seigneur de Bologne (à partir de 1478) et peut-être, tout à la fin de sa vie, de François Gonzague, marquis de Mantoue. Sans doute séjourna-t-il aussi à Padoue, à Urbin et à Venise. Occasionnellement, Sperandio fit sans doute œuvre de peintre et plus régulièrement de sculpteur ; c'est à Bologne que se trouvent ses deux réalisations les plus importantes, le mausolée d'Alexandre V (église San Francesco, 1482) et le portail de la « Santa », remarquable ensemble décoratif en terre cuite malheureusement mutilé en 1944.
SOURCE :
http://www.universalis.fr/encyclopedie/ ... RANDIO.htm
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