Bonjour,
je viens à vous pour vous faire part d'une information que j'ai pu découvrir au travers de la lecture d'un extrait de texte tiré d'un ouvrage plutôt récent (2024) qu'il me faut acquérir, et au travers duquel j'ai pu me conforter sur la véracité de la rareté du monnayage primitif du Dauphiné dont fait partie ce denier.
Certain connaissent sûrement, il s'agit de la participation de Monsieur Vincent BORREL docteur en histoire monétaire dans l'ouvrage de Madame Marie Christine BAILLY-MAITRE plus précisément :
BORREL V., "Brandes témoins de l'économie monétaire régionnale dans : "M.-C. BAILLY-MAITRE, Vivre en montagne au moyen-âge, les objets racontent l'histoire de l'argenteria de Brandis. (2024).
En référence à ce post :
Je reviens donc treize ans plus tard avec ces quelques informations complémentaires et je cite donc Vincent BORREL au sujet de la découverte de monnaies sur le site de Brandes en Oisans (Alpes d'Huez) :
"En revanche, l'aspect qui sur le plans monétaire, fait de Brandes un site totalement singulier dans le paysage monétaire archéologique du Dauphiné, voir de l'ensemble du royaume d'Arles et de Vienne est le nombre de monnaies frappées par les comtes d'Albon qui y ont été mises au jour. Ce ne sont pas moins de 10 monnaies delphinales qui ont été trouvées ici. Bien qu'il puisse a priori paraître limité, ce nombre fait pourtant de Brandes pour l'heure, l'endroit où le plus de monnaies delphinales médiévales, toutes périodes confondues, ont été découvertes.
En outre, 9 monnaies ont été datées des premières émissions du XIII ème siècle. Ce chiffre représente 24 % de toutes les monnaies delphinales de la première période qui ont été répertoriées, tant en collections publiques que privées. La dernière monnaie delphinale de Brandes ayant été frappée sous le règne d'Humbert II (1333-1349)."
je retiens donc ce chiffre de 24%, qui comme il est cité représente 37 monnaies recensées.
Or, si l'on détail les 9 exemplaires dont parle Monsieur Vincent BORREL, même si tous partagent le même Avers au dauphin archaïque et arborent la légende : +CO.DALFINVS, certaines sont uniquement delphinales au nombre de trois (comme le denier du sujet) et les 6 autres en pariage avec les évêques de Grenoble.
En effet, Il en est tout autre en ce qui concerne les revers qui pour celles en pariage montrent une croix avec quatre besants et la légende VICENCIVS et celle uniquement delphinales arborant la même légende que le denier de ce sujet, à savoir :
+VIENENSIVM.
J'en déduis donc que si ce recencement de 37 monnaies inclus les monnaies en pariage et qu'il il est fort probable que le type uniquement delphinal y soit représenter en nombre restreint,
si l'on rajoute à cela l'existence de sous variantes dans le type uniquement delphinal (croix pattée/croix massue) - (cantonnement en 2 et 3 ou 1 et 4), variantes dans les légendes(différents ?), cela restreint énormément les effectifs dans les sous variantes.
Peut être fais-je une erreur d'interprétation aussi je vous laisse le choix de commenter ce post qui n'a pas vocation à exprimer mes certitudes, mais bel et bien à réitérer mon interrogation persistante et de longue date sur le degré de rareté de ce monnayage.
Je sais que parmi vous très certainement me reliront des personnes bienveillantes m'ayant déjà renseigné sur ce sujet en privé dans cette jungle ....(peut-être se reconnaîtra t'elle au travers de cette expression...).
Pour conclure, j'en fait appel au "secret des dieux" mon souhait de collectionneur ayant pour vocation de pouvoir mieux cerner encore le décompte de ces sous variantes d'un monnayage magnifique et rarissime quoiqu'il en soit.
Au plaisir de vous lire,
CARAMELO 2.