fourrées correspond à des fausses, = du cuivre recouvert d'une feuille argent, imitant des pièces en argent massif.
argentée correspond aux monnaies officielles de l'époque, à cours forcé mais sans que personne ne soit dupe (du moins après une courte période de circulation).
je ne pense pas que considérer le cours de l'argent soit une bonne approche, il devait être très stable, étant compté en argent-métal, seule référence métallique. il faut plutôt considérer le nombre d'antoniniens (officiels) par livre d'argent pur. les gens savaient très bien ce que valaient telle pièce (*), si elle était argentée ou massive, et à peu près quel taux d'argent elle contenait, le truc des fraudeurs était de faire passer leur production pour des pièces réputées en bon métal. ils n'avaient en effet aucun intéret à faire passer leurs fourrées pour des argentées. il suffisait de fabriquer des fausses en cuivre pour les faire passer pour des vraies usées (dé-argentées), c'est d'ailleurs ce qu'ont fait les "empereurs rebelles" gaulois, moins de cuivre et pas d'argenture du tout.
pour en revenir à la tienne, elle est bonne puisque datant de l'époque des antos argentés, une fausse ne l'aurait pas été.
(*) nous, du 21ème siècle, voyons l'histoire romaine dans son ensemble, les gens de l'époque n'avaient pas internet ni la télé mais savaient tout de même ce qui se passait, les monnaies ne changeant pas d'un jour à l'autre comme nous qui voyont un denier de la république et juste à côté un follis de constantin comme "romaines", mais elles ne se sont sans doute jamais croisées à l'époque. si une variation de taux d'1 ou 2% pouvait passer inaperçue, une variaion "illicite" de 5 ou 10% des monnaies devait très vite se savoir, et les prix dans la nouvelle monnaie monter d'autant.
les pièces n'étaient d'ailleurs pas utilisées comme notre monnaie du fait de l'absence de très petites valeurs, l'ardoise et le troc servaient usuellement.