Je pense que la dernière phrase de Hpdp appelle un développement pour être comprise par un nouveau.
Au Moyen-Age (et encore après), les monnaies d'argent et d'or valaient la valeur de leur poids de métal précieux, donc il en existait des fines/petites/légères, qui valaient moins que les épaisses, et des épaisses/grandes/lourdes, qui valaient plus que les fines. Celles en cuivre, par contre, n'avaient pas la valeur du cuivre, elles avaient, comme les monnaies actuelles, une valeur fondée sur une décision du pouvoir, plus ou moins acceptée par le peuple. Ce n'était donc pas la peine de mettre beaucoup de cuivre (sauf quand on voulait impressionner). Les jetons, même raisonnement mais plus loin encore : ils n'avaient aucune valeur d'échange, ils servaient à compter en les jetant (d'où leur nom) dans les cases d'un tableau, sur un principe comparable à celui du boulier. Par conséquent, pas la peine de gaspiller du cuivre pour en faire des lourds.