Le parisien aime sa capitale, son bruit, son agitation incessante, qui lui confèrent indéniablement (enfin selon lui, hein) une certaine supériorité. Le provincial n'est pas hostile, il est méfiant, circonspect et il chérit sa tranquillité qu'il n'échangerait pour rien au monde. Quand "t'es pas de la commune" tu présentes un risque de trouble au calme. En tant que bouseux de la Sologne je comprends et partage cette réaction. Les grands domaines appartiennent à des parisiens qui arrivent comme si c'était leur fief : "Non, monseigneur je n'ai pas épousé ma cousine, et oui j'ai l'eau courante".
Et si tu t'étonnes que tout le monde ne réponde pas à ton "bonjour messieurs dames" quand tu rentres dans le bistro du bourg, tente la même chose dans le métro ou le RER.
Je mise sur : zéro réponse, de l'agacement voire une haine à peine voilée. Car 100% des parisiens tassés là savent que cette formule de politesse ne constitue que l'entame de la tirade!