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medaille59

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À propos de medaille59

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  • Date de naissance 05/09/1980

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  1. Ma dernière acquisition : Un magnifique billet de 50 dollars de la première émission, du 9 mars 1861 qui ordonne l’impression de 1 million de dollars en coupure de 1000, 500, 100 et 50$, type 1 à type 4. Un nouvel amendement à ce décret est validé le 3 août 1861 et porte sur l’émission d’un nouveau million de dollars, en coupure de 100 et 50$ : il s’agira des billets de type 5 et 6. Le billet présenté est du type 6, soit 50$ de la première émission, mais du second amendement (les billets de type 1 à 4 ont été émis alors que Montgomery était capitale provisoire de la Confédération, pour les types 5 et 6 c’est Richmond qui est devenue la capitale). Ce billet est donc émis à la demande de Richmond et fabriqué à la Nouvelle-Orléans par la Southern Bank Note Company. La production totale de ce billet ne dépasse pas 6.000 exemplaires (5.798 très précisément). Il s’agit de ma première acquisition dans la première émission. Bon après, cela reste le billet le plus trouvable de ladite émission, un grand nombre des 5.798 exemplaires d’origine ayant survécu (au moins 1.000). Ce billet ne fait pas partie de la collection dite « big six » (la collection des 4 premiers billets de la Confédération type 1, type 2, type 3, type 4 et des très rares type 27 et type 35). Revenons à notre billet : la vignette centrale comporte les allégories de l’agriculture et de l’industrie. A gauche se trouve la figure allégorique de la Justice. A droite, une représentation de Georges Washington (qui est considéré comme l’un des pères de la Confédération, par son positionnement politique lors de la guerre d’indépendance). Ce billet est daté manuellement du 28 août 1861 (tous les billets de type 6 furent datés manuellement, du 25 août au 23 septembre 1861) puis fut ultérieurement annulé (présence de perforations sur les signatures et sur les symboles « L »). Le dos du billet comporte les marques d’une ancienne fixation par papier adhésif. Billet de type 6 – 50$ Fabriqué par la Southern Bank Note Company. Tiré à 5798 exemplaires, N° présenté ci-dessus : 137. 😍
  2.  865e82cd292a8b17b893894420a02a83  865e82cd292a8b17b893894420a02a83 Introduction Accession au trône Le règne de François II Monnaies françaises L’alliance franco-écossaise Monnayage écossais et franco-écossais Mort et postérité de François II Et Mary Stuart dans tout cela ? S’il existait une liste des rois de France méconnus, François II serait certainement en bonne position dans celle-ci. Son court règne (10 juillet 1559 - 5 décembre 1560) ne laisse guère de traces dans nos mémoires (en tout cas dans la mienne). Sa mère et régente Catherine de Médicis est par exemple une figure politique majeure de l’époque qui ne laisse guère de place à ses fils, hormis Henri III peut-être. Les règnes prestigieux de François Ier (1515-1547) et celui d’Henri IV (1589-1610) achèvent d’éclipser le court passage de François II à la couronne de France. Un petit règne certes, mais ces 18 mois d’histoire de France ne sont pas les plus paisibles de notre histoire, loin s’en faut ! La période du règne de François II est trouble, marquée par des crises politiques et religieuses majeures, préludes au déclenchement des guerres de religions ainsi qu’à l’affaiblissement de l’influence française en Europe au profit de l’Espagne. Sur le plan numismatique, cette affirmation de « l’inexistence » de François II est encore plus vraie, aucune monnaie n’étant frappée au nom du roi nouvellement monté sur le trône. Cette état de fait est toutefois à relativiser, car à la suite de son mariage avec Mary Stuart, reine d’Écosse (r.1543-1567), on retrouve un monnayage écossais original aux armes de France et d’Écosse sur lequel François porte le titre de roi de France et d’Écosse. Il s’agit là des seules monnaies portant le nom de François II. Je vous propose au travers de cet article de revenir sur l’histoire de ce roi du XVIème siècle, l’histoire de son temps et sur ses monnaies à la fois en France et en Écosse, qui tout en étant officiellement étrangères n’en demeurent pas moins un petit peu françaises… a366f3fecae6eac392b1ef6a956e2244 1 2 3 4 5 6 ab08f97d34a6912a79817c8d2a97d330 3d20311d0cd08e777465a8695ba58bc0    865e82cd292a8b17b893894420a02a83  865e82cd292a8b17b893894420a02a83 Introduction Accession au trône Le règne de François II Monnaies françaises L’alliance franco-écossaise Monnayage écossais et franco-écossais Mort et postérité de François II Et Mary Stuart dans tout cela ?
  3. bonsoir

     

    je suis du nord également

    ça tombe on se connait, moi c'est Dominique

    Je faisais encore pas mal les bourses aux collections il y a une dizaine d'années mais je n'en fait plus que 3-4 par an (les principales en Belgique, Tirlemont, Louvain etc...)

     

    Pour le moment c'est cuit à cause du confinement

     

    J'espère bien faire celle de Tirlemont le 11/11 si elle a bien lieu et peut-être t'y rencontrer !

     

    Cordialement

     

    Dominique

    1. medaille59

      medaille59

      Bonsoir !

      Je doute que l'on se connaisse, je suis un converti récent à la numismatique, et je ne fais pas régulièrement de bourses (et c'est un euphémisme !)

      Pourquoi pas tenter à l'occasion de se croiser sur une bourse, mais c'est vrai que dans l'immédiat, ça a l'air un peu compromis...

       

      Cordialement,

       

      Jean-Baptiste

  4. LES ÉCUS "VERTUGADINS" DE LOUIS XV Louis XV accède au trône à la mort de son arrière-grand père Louis XIV (mort après un règne de 72 ans ! Le plus long de l’histoire française soit dit en passant) le 1er septembre 1715. Agé de cinq ans, le nouveau roi est bien entendu incapable de gouverner et son cousin Philippe d’Orléans exerce la régence jusqu’en février 1723. Durant les premiers mois du règne de Louis XV, on continue à frapper les écus aux trois couronnes hérités de Louis XIV (frappés depuis 1709 pour une valeur de 3 livres et demie), bien entendu au nom et au portrait du nouveau souverain (cette série d’écu aux trois couronnes – écu, demi-écu et quart d’écu – de Louis XV est par ailleurs excessivement rare, frappée uniquement à Paris, La Rochelle, Lille et Rennes). Par la déclaration du 14 décembre 1715, le régent ordonne l’introduction d’une nouvelle monnaie appelée « écu neuf » (ainsi nommé dans les textes de l’époque). Ce nouveau type monétaire sera fabriqué à partir de flancs neufs ou d’anciennes monnaies (généralement des écus aux trois couronnes ou leurs divisionnaires) refrappées au nouveau type. Ce procédé, appelé réformation, est d’un usage courant à l’époque : par soucis d’économie, on réforme les anciennes monnaies, c’est-à-dire que l’on surfrappe l’ancienne monnaie, sans prendre la peine de fondre ladite monnaie et de créer un flanc neuf (ce qui coute plus cher et prend plus de temps). De ce fait, la qualité des monnaies réformée est variable, le motif de l’ancien type pouvant rester visible sur certaines parties du flanc. L’écu neuf, qui prend vite le surnom de « vertugadin », peut être tenu comme étant la première monnaie de Louis XV, si l’on considère que l’écu aux trois couronnes est juste une réutilisation provisoire (avec modifications du portrait et des légendes) du type introduit sous Louis XIV. D’où vient ce nom « vertugadin » d’ailleurs ? Eh bien initialement de l’espagnol (verdugo, baguette) : le terme « vertugadin » servait à désigner au XVIème et XVIIème siècles une armature servant à faire bouffer une robe au niveau de la taille, lui donnant une forme de cloche. Par extension, le mot désignera les robes équipées de ce système ainsi que les chaises spéciales permettant de s’asseoir avec un tel vêtement d’une ampleur considérable. C’est à priori la forme ronde de l’écu de France qui vaudra ce surnom moqueur à la monnaie. Les robes vertugadin étant aussi surnommées « caches enfants », le portrait juvénile du roi sur la monnaie a peut-être également inspiré le surnom… En tout cas, plus jamais l’écu de France ne sera représenté en rond. Le surnom « vertugadin » restera en usage quant à lui pour ce type monétaire. Cette monnaie traine à l’époque une mauvaise réputation à cause de la mutation monétaire qui accompagna sa production : le régent Philippe d’Orléans ordonne que les écus neufs soient émis à la valeur de 5 livres alors que précédemment, l’écu d’argent était émis pour une valeur de 3 livres et demie. La mutation monétaire est une manière bien connue pour le pouvoir en place de faire rentrer de l’argent : quand les particuliers ramenaient leurs vieux écus aux trois couronnes valant 3 livres et demie, ils repartaient avec la même quantité de métal mais émise pour une valeur de 5 livres, la différence allant directement au trésor, au grand mécontentement de la population on peut se l’imaginer, la monnaie se voyant ainsi dévaluée de près de 40%. La monnaie présentée ci-dessus est frappé sur un flanc large, qui laisse apparaitre la quasi-intégralité du grenetis. Malheureusement, la monnaie a reçu un choc à 7 heures sans toutefois que cela n’altère trop l’aspect général de la pièce qui reste très agréable. D’un diamètre maximal de 42mm, pour un poids de 30,6 grammes (poids théorique : 30,6g.), la monnaie est en argent au titre de 917 millièmes, ce qui est le titre courant pour l’argent à l’époque. Cet écu réformé se reconnait tout d’abord à la présence d’une rose à cinq pétales sous le buste au droit qui est la marque spécifique de la réformation. Plus simplement, de façon subtile au droit, et nettement plus marquée au revers, on retrouve les traces de l’ancienne monnaie sur laquelle fut refrappé cet écu vertugadin : il s’agit en l’occurrence d’un ancien écu aux trois couronnes de Louis XIV (dont la date et le lieu de fabrication ne sont pas discernables) : on voit nettement la trace d’une couronne à 2 heures au revers de la monnaie. L’avers de la monnaie représente le buste enfantin de Louis XV tourné vers la droite, drapé et cuirassé. La légende est classique : « LVD. XV. D. G. FR. ET. NAV. REX » pour « Louis XV, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre ». Le portrait est l’œuvre de Norbert Roëttiers, Graveur Général des Monnaies de 1704 à 1727. Au revers, on trouve un écu de France rond, couronné, avec en légende « SIT NOMEN DOMINI BENEDICTVM 1716 » (« Béni soit le nom du Seigneur »). La lettre d’atelier (A pour Paris, dans le cas présent) se situe à 6 heures, dans la légende. La tranche de l’écu est gravée « DOMINE SALVVM FAC REGEM » (« Seigneur, sauvez le Roi »), les mots étant séparés par des fleurons et des fleurs de lys. Comme sous les règnes précédents, les écus « vertugadins » (émis pour une valeur de 5 livres, 1 livre valant 20 sols) sont divisés en monnaies plus petites afin de faciliter la circulation et l’utilisation des espèces. Ces divisionnaires sont au nombre de 4 : les demi-écus (émis pour 2 livres et 10 sols), les quarts d’écu (émis pour 1 livre et 5 sols), les dixièmes d’écus (émis pour 10 sols) et les vingtièmes d’écus (émis pour 5 sols), ce qui représente au final une série de 5 monnaies : De gauche à droite (avec respect des proportions) : - Ecu vertugadin 1716 (atelier de Rouen) : diamètre 41mm, poids 30,5g (poids théorique : 30,6g). Frappé sur flanc neuf. - Demi-écu vertugadin 1716 (atelier de Paris) : diamètre 34mm, poids 15,1g (poids théorique : 15,3g). - Quart d’écu vertugadin 1716 (atelier de Troyes) : diamètre 30mm, poids 7,2g (poids théorique : 7,65g). - Dixième d’écu vertugadin 1717 (atelier de Poitiers) : diamètre 23mm, poids 3g (poids théorique : 3,06g). Frappé sur flanc neuf. - Vingtième d’écu vertugadin 1718 (atelier de Rennes) : diamètre 20mm, poids 1,40g (poids théorique : 1,53g). Toutes illustrations ci-dessus : ©monnaiesdantan.com Cette monnaie sera frappée dans tout les ateliers du royaume, de 1715 à 1718 (l’écu « vertugadin » connaitra une nouvelle mutation en 1718, la valeur de la monnaie passant de 5 à 6 livres). Ci-dessous la liste des ateliers ayant frappé l’écu vertugadin (écus frappés aussi bien sur flanc neuf que sur flanc réformés) : A : Paris AA : Metz B : Rouen BB : Strasbourg C : Caen D : Lyon E : Tours G : Poitiers H : La Rochelle I : Limoges K : Bordeaux L : Bayonne M : Toulouse N : Montpellier O : Riom P : Dijon Q : Perpignan S : Reims T : Nantes V : Troyes W : Lille X : Amiens Y : Bourges Z : Grenoble ϽϹ : Besançon & : Aix 9 : Rennes A partir de mai 1718, un nouveau type monétaire est mis en place : l’écu de Navarre, toujours émis pour la valeur de 6 livres mais pour un poids inférieur de 20% (environ 24,5g en lieu et place des 30,6g de l’écu vertugadin). Écu de Navarre, 1718, atelier de Paris. Poids 24,4 g, diamètre 38 mm. ©monnaiesdantan.com Bibliographie : - L’écu dit « au vertugadin » de Louis XV, rédaction de Monnaie Magazine, septembre 2018. - Les monnaies royales françaises 987-1793, par Arnaud CLAIRAND et Michel PRIEUR, éditions les Chevau-légers, 2008. - Les monnaies françaises royales de Hughes Capet à Louis XVI (987-1793), tome II (François Ier – Louis XVI), 2ème édition, par Jean DUPLESSY, éditions Maison Platt, 1999. - Monnaies royales de Louis XIII à Louis XVI 1610-1793, par Chantal BEAUSSANT, éditions de la Banque de France, 1987.
  5. Pas de soucis ! Merci a vous ! De toute façon, les articles devront attendre un peu... Travaillant dans la santé, je suis un peu beaucoup occupé ces jours ci... 😷
  6. On peut même rajouter que la première, le demi-écu, est réformé sur un demi écu aux trois couronne, fabriqué initialement à Paris. La seconde, l'écu, l'est sur le même type de monnaie (3 couronnes), mais cette fois l'atelier d'origine n'est plus trop identifiable. L'année par contre de l'écu d'origine reste parfaitement discernable au niveau de FR. ET NAV. : il s'agit de 1711. 😀
  7. Ah flûte ! J'ai loupé une génération ! 🤔
  8. Écu neuf de Louis XV, dit « vertugadin ». Louis XV enfant en costume de sacre, par Hyacinthe Rigaud, 1715. Collections du château de Versailles. Louis XV accède au trône à la mort de son grand père Louis XIV (mort après un règne de 72 ans ! Le plus long de l’histoire française soit dit en passant) le 1er septembre 1715. Agé de cinq ans, le nouveau roi est bien entendu incapable de gouverner et son cousin Philippe d’Orléans exerce la régence jusqu’en février 1723. Durant les premiers mois du règne de Louis XV, on continue à frapper les écus aux trois couronnes hérités de Louis XIV (frappés depuis 1709 pour une valeur de 3 livres et demie), bien entendu au nom et au portrait du nouveau souverain (cette série d’écu aux trois couronnes – écu, demi-écu et quart d’écu – de Louis XV est par ailleurs excessivement rare, frappée uniquement à Paris, La Rochelle, Lille et Rennes). Par la déclaration du 14 décembre 1715, le régent ordonne l’introduction d’une nouvelle monnaie appelée « écu neuf » (ainsi nommé dans les textes de l’époque). Ce nouveau type monétaire sera fabriqué à partir de flancs neufs ou d’anciennes monnaies (généralement des écus aux trois couronnes ou leurs divisionnaires) refrappées au nouveau type. Ce procédé, appelé réformation, est d’un usage courant à l’époque : par soucis d’économie, on réforme les anciennes monnaies, c’est-à-dire que l’on surfrappe l’ancienne monnaie, sans prendre la peine de fondre ladite monnaie et de créer un flanc neuf (ce qui coute plus cher et prend plus de temps). De ce fait, la qualité des monnaies réformées est variable, le motif de l’ancien type pouvant rester visible sur certaines parties du flanc. L’écu neuf, qui prend vite le surnom de « vertugadin », peut être tenu comme étant la première monnaie de Louis XV, si l’on considère que l’écu aux trois couronnes est juste une réutilisation provisoire (avec modifications du portrait et des légendes) du type introduit sous Louis XIV. D’où vient ce nom « vertugadin » d’ailleurs ? Eh bien initialement de l’espagnol (verdugo, baguette) : le terme « vertugadin » servait à désigner au XVIème et XVIIème siècles une armature servant à faire bouffer une robe au niveau de la taille, lui donnant une forme de cloche. Par extension, le mot désignera les robes équipées de ce système ainsi que les chaises spéciales permettant de s’asseoir avec un tel vêtement d’une ampleur considérable. C’est à priori la forme ronde de l’écu de France qui vaudra ce surnom moqueur à la monnaie. Les robes vertugadin étant aussi surnommées « caches enfants », le portrait juvénile du roi sur la monnaie a peut-être également inspiré le surnom… En tout cas, plus jamais l’écu de France ne sera représenté en rond. Le surnom « vertugadin » restera en usage quant à lui pour ce type monétaire. Cette monnaie traine à l’époque une mauvaise réputation à cause de la mutation monétaire qui accompagna sa production : le régent Philippe d’Orléans ordonne que les écus neufs soient émis à la valeur de 5 livres alors que précédemment, l’écu d’argent était émis pour une valeur de 3 livres et demie. La mutation monétaire est une manière bien connue pour le pouvoir en place de faire rentrer de l’argent : quand les particuliers ramenaient leurs vieux écus aux trois couronnes valant 3 livres et demie, ils repartaient avec la même quantité de métal mais émise pour une valeur de 5 livres, la différence allant directement au trésor, au grand mécontentement de la population on peut se l’imaginer, la monnaie se voyant ainsi dévaluée de près de 40%. La monnaie présentée ci-dessus est frappé sur un flanc large, qui laisse apparaitre la quasi-intégralité du grènetis. Malheureusement, la monnaie a reçu un choc à 7 heures sans toutefois que cela n’altère trop l’aspect général de la pièce qui reste très agréable. D’un diamètre maximal de 42mm, pour un poids de 30,6 grammes (poids théorique : 30,6g.), la monnaie est en argent au titre de 917 millièmes, ce qui est le titre courant pour l’argent à l’époque. Cet écu réformé se reconnait tout d’abord à la présence d’une rose à cinq pétales sous le buste au droit qui est la marque spécifique de la réformation. Plus simplement, de façon subtile au droit et au revers, on retrouve les traces de l’ancienne monnaie sur laquelle fut refrappé cet écu vertugadin : il s’agit en l’occurrence d’un ancien écu aux trois couronnes de Louis XIV (dont la date et le lieu de fabrication ne sont pas discernables) : on voit nettement la trace d’une couronne à 2 heures au revers de la monnaie. L’avers de la monnaie représente le buste enfantin de Louis XV tourné vers la droite, drapé et cuirassé. La légende est classique : « LVD. XV. D. G. FR. ET. NAV. REX » pour « Louis XV, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre ». Le portrait est l’œuvre de Norbert Roëttiers, Graveur Général des Monnaies de 1704 à 1727. Au revers, on trouve un écu de France rond, couronné, avec en légende « SIT NOMEN DOMINI BENEDICTVM 1716 » (« Béni soit le nom du Seigneur »). La lettre d’atelier (A pour Paris, dans le cas présent) se situe à 6 heures, dans la légende. La tranche de l’écu est gravée « DOMINE SALVVM FAC REGEM » (« Seigneur, sauvez le Roi »), les mots étant séparés par des fleurons et des fleurs de lys. Comme sous les règnes précédents, les écus « vertugadins » (émis pour une valeur de 5 livres, 1 livre valant 20 sols) sont divisés en monnaies plus petites afin de faciliter la circulation et l’utilisation des espèces. Ces divisionnaires sont au nombre de 4 : les demi-écus (émis pour 2 livres et 10 sols), les quarts d’écu (émis pour 1 livre et 5 sols), les dixièmes d’écus (émis pour 10 sols) et les vingtièmes d’écus (émis pour 5 sols), ce qui représente au final une série de 5 monnaies : De gauche à droite (avec respect des proportions) : - Écu vertugadin 1716 (atelier de Rouen) : diamètre 41mm, poids 30,5g (poids théorique : 30,6g). Frappé sur flanc neuf. - Demi-écu vertugadin 1716 (atelier de Paris) : diamètre 34mm, poids 15,1g (poids théorique : 15,3g). - Quart d’écu vertugadin 1716 (atelier de Troyes) : diamètre 30mm, poids 7,2g (poids théorique : 7,65g). - Dixième d’écu vertugadin 1717 (atelier de Poitiers) : diamètre 23mm, poids 3g (poids théorique : 3,06g). Frappé sur flanc neuf. - Vingtième d’écu vertugadin 1718 (atelier de Rennes) : diamètre 20mm, poids 1,40g (poids théorique : 1,53g). (Toutes illustrations ci-dessus : ©monnaiesdantan.com) Cette monnaie sera frappée dans tout les ateliers du royaume, de 1715 à 1718 (l’écu « vertugadin » connaitra une nouvelle mutation en 1718, la valeur de la monnaie passant de 5 à 6 livres). Ci-dessous la liste des ateliers ayant frappé l’écu vertugadin (écus frappés aussi bien sur flanc neuf que sur flanc réformés) : A : Paris AA : Metz B : Rouen BB : Strasbourg C : Caen D : Lyon E : Tours G : Poitiers H : La Rochelle I : Limoges K : Bordeaux L : Bayonne M : Toulouse N : Montpellier O : Riom P : Dijon Q : Perpignan S : Reims T : Nantes V : Troyes W : Lille X : Amiens Y : Bourges Z : Grenoble ϽϹ : Besançon & : Aix 9 : Rennes A partir de mai 1718, un nouveau type monétaire est mis en place : l’écu de Navarre, toujours émis pour la valeur de 6 livres mais pour un poids inférieur de 20% (environ 24,5g en lieu et place des 30,6g de l’écu vertugadin). Écu de Navarre, 1718, atelier de Paris. Poids 24,4 g, diamètre 38 mm. ©monnaiesdantan.com A bientôt pour d'autres sujets numismatiques ! 😀 Bibliographie : - L’écu dit « au vertugadin » de Louis XV, rédaction de Monnaie Magazine, septembre 2018. - Les monnaies royales françaises 987-1793, par Arnaud CLAIRAND et Michel PRIEUR, éditions les Chevau-légers, 2008. - Les monnaies françaises royales de Hughes Capet à Louis XVI (987-1793), tome II (François Ier – Louis XVI), 2ème édition, par Jean DUPLESSY, éditions Maison Platt, 1999. - Monnaies royales de Louis XIII à Louis XVI 1610-1793, par Chantal BEAUSSANT, éditions de la Banque de France, 1987.
  9. Ayant acquis récemment ce type de monnaie, je me suis livré à titre personnel à de petites recherches. Je vous propose une synthèse générale à propos de ce type monétaire, qui s'il n'éclairera probablement pas plus les spécialistes, pourra tout du moins apporter quelques lumières aux néophytes. Bonne lecture ! 😉
  10. Bonjour ! Je ne sais pas si j'ai loupé quelque chose, mais je n'arrive plus à créer d'article dans la rubrique dédiée. En cliquant sur le lien écrire un article, cela me renvoi vers le choix de catégorie (Monnaie, billet etc.), choix que je ne peux réaliser, la zone restant grisée et m'empêchant de sélectionner une catégorie... Merci d'avance ! 😄
  11. Bonjour ! Même si je suis moins présent ces derniers mois, obligations familiales obliges, je continue à fureter de ci de là... Voici une charmante (j'espère) petite synthèse de cette évolution du franc du Moyen-Age au XVIIè siècle, grâce à quelques monnaies que j'ai pu acquérir... Les proportions de chaque pièce sont conservées
  12. Et un type 52, de la même émission, d'une valeur de 10 $ : Remarquez l'impression du dos décentrée. C'est tout pour le moment !
  13. Encore une petite nouveauté, le type 55 de 1 $, de la 5ème émission :
  14. medaille59

    1358 gros à la fleur de lys

    Le mien, frappé sur un flanc plus court (27mm), pour un poids de 3,47g :
  15. medaille59

    1488-1498 blanc à la couronne

    Autre petit détail, la croisette dans les légendes sert à indiquer le début de légende et est à mettre à 12h. L'idéal serait donc de prendre la photo comme ça :
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