Bonjour Junioricus,
Je reproduis le texte qui propose la forme ANISIACO pour Aigné. Aux dires de ce texte la situation n'est pas si claire. Un triens a été découvert dans la Sarthe et il est reproduit dans le pdf.
lien sur les monnaies du Cennomanicum
Il faut aller à la page 77
"30. ANISIACO VIC. Buste diadémé à droite ; le profil du nez est concave.
R. MVNNVS FIT. Croix latine accostée et surmontée de globules, sur une base en cône tronqué dont le haut est un trait et dont les côtés sont des lignes de perles. Dans cette base, une croisette.
P. Origine : Collection du comte de Clermont-Gallerande. Poids, 1,05, déjà publié par moi, Monnaies de Touraine, Annuaire de la Société de Numismatique, t. III, p. 115 vignette. Tirage à part, p. 32, n° 57.
Le style, le nom du monétaire, l’origine de l’exemplaire que je possède, tout concourt à établir que cette monnaie appartient au Maine. Or je ne trouve qu’Aigné dont le nom reproduise à peu près la forme latine.
Le type celtique ou gallo-romain Anisiacus a produit un certain nombre de noms de lieux. On trouve :
Anizy (Aisne, Calvados, Nièvre).
Annezay (Charente-Inférieure).
Annecy (Haute-Savoie).
Ennezat (Puy-de-Dôme).
Nizac (Haute-Garonne).
Nizy (Aisne).
Nézé (Eure).
Neyzieu (Ain, Loire).
D’un autre côté, il existe une forme Aniacus qui a produit :
Angy (Oise, Yonne).
Angéac (Charente).
Angé (Loir-et-Cher), atelier monétaire.
Egnieu (Isère).
Eynac (Haute-Loire).
Hagny (Moselle).
Aigné paraîtrait plutôt dériver d’Aniacus que d’Anisiacus, cependant comme on trouve tout près de la Sarthe, en Loir-et-Cher, Angé, qui dérive d’Aniacus, on peut admettre que dans Aigné la présence de l’i avant le g et l’adoucissement de g en gn supposent au moins deux i dans le nom latin. Il est difficile d’expliquer la chute du s consonne assez persistante, en général, cependant le s entre deux i est tombé dans tous les noms propres composés du suffixe Gesel :
Baudegisilus = Baudille, Vandrigisilus = Vandrille, Bertegisilus = Bertille, etc. Une rivière de la Sarthe, Anisola ou Aninsala est devenue Anille. Il faut que le s d’Anisiacus soit tombé entre les années 650 et 834, car à cette dernière date Aigné s’appelait déjà Agniacus. Saint Aldric y fonda des établissements agricoles : Agniacum inter et silva Brisciu (Gest. Ald., 24, V. — Boll. 61). C’est le plus ancien texte qui donne le nom de cette localité. En 1268 le suffixe iacus est changé en eius suivant la loi commune ; le Livre blanc cite la métairie de Beaubusson, in parochia de Aigneio. — Ainsi les dégénérescences d’Ani-"