hpdp Posté(e) 7 mars Signaler Share Posté(e) 7 mars sur l'image à la légende lisible +S.S.. on devine un animal en C inversé gauche-droite, tête à 10h dos à droite et et pattes a 8h. il pourrait être percé d'une flèche dans le dos. il s'agirait alors d'un stefane de basilin, prêtre. https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilic_(mythologie) 1 Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Guillaume Hermann Posté(e) 7 mars C’est un message populaire. Signaler Share Posté(e) 7 mars En français, depuis le XIVe siècle (selon Wiki) on a toujours utilisé Etienne, jamais Stéphane qui n'est revenu (du grec) en langue française qu'après la Seconde guerre mondiale (contrairement à la langue allemande qui était restée à Stefan ou Stephan). Je pense que la signfiication est simplement "Sceau d'Etienne prêtre de la basilique", basilique non nommée. 1 1 Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. fouduroi Posté(e) 28 mars C’est un message populaire. Signaler Share Posté(e) 28 mars Bonjour, Belle trouvaille Et beaucoup de choses justes ont été dites. Mais quelques petites erreurs. Voici ce qui est écrit sur ce sceau S = sigillum = sceau STEFANI c'est le génitif de STEFANUS (c'est à dire Stéphane) D = de BASILII c'est le génitif de BASILIUS (Basile en françai) SAcERDOTIS c'est le génitif de SACERDOS (c'est à dire prêtre) (en français, le mot sacerdoce a pris un autre sens, ce n'est plus le prêtre, c'est la fonction du prêtre). Sceau de Stéphane de Basile prêtre Quant à l'iconographie ... C'est un pélican et ses jeunes, c'est une représentation symbolique religieuse, fréquente sur les sceaux ecclésiastiques. En Europe, le pélican était au Moyen Âge un symbole d’abnégation, étant réputé capable de nourrir ses jeunes de son propre sang en cas de disette. Dans l’iconographie chrétienne et la symbolique de l’Église chrétienne, le pélican symbolise la piété, la charité et le sacrifice du Christ, qui verse son sang pour le salut du genre humain Voici une empreinte virtuelle faite à partir de la photo de la matrice. On voit assez bien ce dont je parle. Le pélican est sur le nid à gauche et les deux jeunes sont au milieu du nid. Alors la question: Stéphane ou Etienne ? Et bien, Stéphane vu que c'est écrit dessus. Mais on s'en fiche un peu vu que c'est le même nom. (comment appelle-t-on les gens de Saint-Etienne? Les stéphanois.) STEFANUS a donné STEFAN puis ESTEFAN, ESTèPHE, ESTèVE, ESTIENNE, ETIENNE, puis Stéphane est revenu plus récemment. 1 1 Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Guillaume Hermann Posté(e) 28 mars Signaler Share Posté(e) 28 mars Bonjour, "Stéphane de Basilius", comment comprendre "de Basilius" ? C'est Stéphane fils de Basile ? Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
fouduroi Posté(e) 28 mars Signaler Share Posté(e) 28 mars il y a 18 minutes, Guillaume Hermann a dit : Bonjour, "Stéphane de Basilius", comment comprendre "de Basilius" ? C'est Stéphane fils de Basile ? Bonjour Guillaume, Pourquoi voudrais-tu que Basilius (Basile en français) ait un rapport avec "fils de" Je ne connais pas de suffixe ou de préfixe en français qui signifierait réellement "fils de". Sur les sceaux souvent la titulature est latinisée ou latine. Mais on latinise les noms et prénoms, les noms de lieu et les noms communs. De même qu'on les décline. C'est pour ça que Stéphane de Basile devient STEFANUS DE BASILIUS puis quand on les décline au génitif on a STEFANI DE BASILII Mais pourquoi y voir un fils ???? Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Guillaume Hermann Posté(e) 28 mars Signaler Share Posté(e) 28 mars il y a une heure, fouduroi a dit : Bonjour Guillaume, Pourquoi voudrais-tu que Basilius (Basile en français) ait un rapport avec "fils de" (...) Mais pourquoi y voir un fils ???? Parce que je ne crois pas que "Basilius" soit une commune ou un lieu-dit, en tout cas en France. Quand des Français s'appellent "de Quelquechose", en général Quelquechose est soit le prénom du père (et plus rarement de la mère ou, plus exactement, d'une forme féminisée du nom du père, dans le cas d'une veuve), soit un toponyme. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
fouduroi Posté(e) 29 mars Signaler Share Posté(e) 29 mars Ah! OK Guillaume, je t'avais mal compris. J'ai cru que tu voulais dire que dans le nom Basilius il y avait une particule signifiant "fils de" . Mais tu voulais simplement dire que Basilius était le prénom du père de STEFANUS. Alors, là, je suis à 99% d'accord avec toi (il faut toujours laissé une place au doute)., Ayant moi-même cherché un village qui aurait, au moyen-âge, porté un nom issu de BASILIUS , je n'en ai pas trouvé. Donc la seule possibilité qui reste est de considérer que c'est le nom du père. Malheureusement ça signifie aussi qu'il est impossible de déterminer l'endroit ou exerçait ce prêtre. Si ça peut en intéresser, voici un petit résumé des "fils de" que j'avais fait l'an dernier. Cela ne se veut pas exhaustif , ni exempt d'erreurs, c'était juste un petit travail perso pour mon usage. Citation FILS DE Langues Suffixes ou préfixes Exemples Allemand -sohn -es -s Mendelsohn, Peters Suédois -son -sson Karlson, Eriksson Danois -sen Nielsen Norvégien -sen Pedersen Néerlandais -zoon -sen -ssen -sz -se Pieterzoon, Jansen, Janssen, Jansz, Jacobse Anglais -son -s, Johnson, Williams, Ecossais Mac- Mc- MacDonald Irlandais O'- O'Brien Gallois ap- -kin -kins ap Richard ---> Aprichard ---> Prichard, Atkins Breton ab- Abguéguen Normand Fitz- Fitzgerald Espagnol -ez, -iz González Portugais -es Rodrigues Russe -ovich, -ov Petrovich Polonais -owicz, -ski Jankowicz Ukrainien -enko, -chuk -ko Petrenko Serbo-croate -ić, -ič Petrić Grec -opoulos, -àkis Papadopoulos, Theodoràkis Roumain -escu Ionescu Albanais -aj Prenkaj Français En français on a différents systèmes, mais on n'a pas de suffixe ou de préfixe qui signifie "fils de" 1) On donne comme nom de famille, le prénom du père, mais modifié pour en faire un diminutif enfantin, c'est comme lorsqu'on dit "chaton" pour le petit du chat. On ajoute en suffixe au prénom du père: -et, -on, -eau, -ot, -el, -in ce qui donne: Martineau, Jacquet, Michon, Jeanot, Henriel, paulin 2) Dans le centre de la France on a parfois mis comme préfixe a- au- ala- ce qui donne: Apierre, Aupierre, Alapierre 3) Un peu partout avec une préférence dans le Nord, on a fait précéder le prénom du père par "De", ce qui donne: De Michel mais pour la plupart de ces noms le "De" a vite été collé au prénom pour obtenir Demichel Maintenant, en ce qui concerne la trouvaille, à part le fait que je n'ai trouvé aucun village, même ancien, qui aurait porté un nom issu de BASILIUS, il y a un autre indice, c'est que c'est la toute première fois, depuis les années que je fais des recherches sur les sceaux, que je rencontre une abbreviation sur la particule "de" , donc première fois que je vois "D" à la place de "DE". Cela pourrait peut-être montrer qu'il ne s'agit pas d'une particule nobiliaire et donc ça renforcerait,si besoin, l'option du prénom du père. (mais pour ça, je n'affirme rien, je parle juste de ma courte expérience en la matière). Voilà , je ne peux rien dire de plus, sinon que nous sommes d'accord sur le fait que Basilius (Basile) est très probablement le prénom du père. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ALM Posté(e) 30 mars Signaler Share Posté(e) 30 mars bonjour bien vu pour le Pélican etc ... Du coup j'ai cherché un peu et en héraldique on le décrit comme "Pélican dans sa Piété" ! Si toutefois, cela peut aider sur des recherches concernant ce passionnant sceau ... Le Pélican nourissant ses petits. Portail de la Vierge. 13ème siècle. Gothique. Cathédrale Saint-Etienne. Metz. Saint Stephen de la Cathédrale de Metz. https://www.alamyimages.fr/photo-image-le-pelican-nourissant-ses-petits-portail-de-la-vierge-13eme-siecle-gothique-cathedrale-saint-etienne-metz-saint-stephen-de-la-cathedrale-de-metz-133760990.html?imageid=EAC6EF41-7913-48A0-87E8-6D88013DF770&pn=1&searchId=d453c7ab5da4637fdce512e501a4a6e9&searchtype=0 Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Guillaume Hermann Posté(e) 30 mars Signaler Share Posté(e) 30 mars Bonjour, Fouduroi, au sujet des patronymes formés d'un prénom féminin, souvent précédé de "La", "Ala", "Dela" : j'ai lu il y a bien longtemps qu'il ne s'agissait souvent pas du prénom de l'ancêtre féminin, mais de la désignation d'une ancêtre veuve par la féminisation du prénom de son mari. Ainsi, "de Lamartine", "Alassimone", "De La Simone", par exemple seraient plus souvent descendants de la veuve de Martin ou de la veuve de Simon que descendants de Martine ou de Simone (elles étaient déjà appelées "la Martine" ou "la Simone" au sens de "la femme de Martin" ou "la femme de Simon" du vivant de ceux-ci, mais si le nom a été transmis à l'enfant, c'est que le père était mort lors de la transmission du nom). Ce cas entre en concurrence avec celui, a priori plus rare, des enfants de fille-mère dont la paternité est inconnue ou non revendiquée (parmi lesquelles la situation des concubines de prêtres) et qui pouvaient recevoir comme patronyme le prénom de leur mère. Je me souviens très bien de la couverture bleue et du lieu de rangement du livre dans lequel je l'ai lu, mais il est à 250 km de moi actuellement donc je n'ai pas de référence à fournir, hélas. De fait, les patronymes formés sur un nom féminin sans équivalent masculin sont rares, même quand ce prénom était un des plus courants au Moyen-Age : je ne connais pas par exemple de "Delacatherine", "Alacatherine" ou "Lacatherine" (probablement Cathelineau, mais régional donc il faudrait étudier les usages locaux quant aux prénoms). Ceux formés sur Marie ne sont pas à prendre en compte puisque Marie était donné aussi aux hommes. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Guillaume Hermann Posté(e) 30 mars Signaler Share Posté(e) 30 mars Une autre remarque. Je n'avais jamais entendu parler d'un "Basile" médiéval en France, c'est de langue grecque, et "Stefanos" (ou forme dérivée) est susceptible d'être grec aussi. Il serait intéressant de savoir si la France a accueilli des religieux issus d'une zone d'influence byzantine dans les deux derniers siècles avant la chute de Byzance (avec la question orthodoxes/catholiques : une minorité catholique, ou des conversions ?). Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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